Obsessive Collectors

4 One from the heart

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Antoine Carbonne, Salle des profs

Antoine Carbonne, Porte fenêtre à Chateauroux

Armand Morin, The day of the locust

Juliette Bonneviot, Nike/Rodchenko Construction n°126

Clément Roche, Vivarium1 #4, 7, 8

Clément Roche, Echantillons pigmentés Si

Daniel Keller, Fubu Career CAPTCHA (Liquite Willusions)

Daniel Keller, Fubu Career CAPTCHA (Afterrace Robody)

Daniel Keller, Fubu Career CAPTCHA (Populargues Collecture)

Daniel Keller, Fubu Career CAPTCHA (Computernity Edents)

Daniel Keller, Fubu Career CAPTCHA (Progready Poliart)

Antoine Carbonne, Diner

exo, Éditions

4 One from the heart

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Exo
exoexo.fr

Juliette Bonneviot
juliettebonneviot.com

Antoine Carbonne
antoine-carbonne.com

Clément Roche
cargocollective.com/clementroche

“En 1982, Francis Ford Coppola réalise One from the Heart, l’histoire d’amour de Hank et Frannie, un peu usés l’un et l’autre par leur vie de couple. Entièrement tourné en studio, le film aux éclairages chromo et aux reconstitutions extérieures visionnaires, est une véritable apologie de la machinerie du faux. Loin de jouer de son pouvoir d’illusion, l’auteur considère au contraire le simulacre comme puissance de substitut, une forme de méta-présence au monde.

Qu’est-ce qui rapproche la silhouette d’un sigle Nike, des paysages artificiels alimentés à la lumière d’un néon, une cité – parc d’attraction au jeux d’échelles et de lumières illusionnistes, des “captcha” réécrits et imprimés en 3D et des images peintes, ré-agencements de signes saturés?

Pasticher le réel revient à diluer son pouvoir d’exemplarité dans les rouages d’une machinerie invisible visant à multiplier ses formes d’hyper-représentations. Digéré dans une sorte de kaléidoscope géant, il se trouve éclaté en plusieurs pièces d’un même jeu qui, se téléscopant les unes les autres, entraînent une sorte de bégaiement, de répétition compulsive.

Les hyper-réalités mises en présence ici ont fait muer certaines représentations ou logotypes vers leurs substituts artificiels. Réincarnations étrangères de topos visuels, elles mettent à jour leur mécanique d’apparition quitte à l’inclure au dispositif pour en faire un jeu d’illusion “à découvert”.

Cette économie toute-puissante du simulacre manipule avec ambivalence toute référence à l’authentique. Elle en demeure une hyper-version, une réalité augmentée rendant possible la co-habitation de deux modèles, le résultat d’un réel et sa version quasi-virtualisée.”
(Text: exoexo.fr)

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